Compte-rendu des séances

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titipucca1
Farfadet Garou
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Compte-rendu des séances

Message par titipucca1 » ven. 24 mai 2019 12:08

Compte-rendu des séances
Introduction - New-York :

Épisode 1 : 06/06/2019
Lien YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=qVV0ygNNmvU
Résumé : Lettre à Ron de Louis Baker Jr.

Mercredi 04 Janvier 1921, New-York.

Mon très cher Ron,

Je ne sais vraiment pas comment débuter cette lettre sans que d’office tu ne me traite de fou au mieux ou d’aliénable au pire, et pourtant, je n’ai pas trop d’autre choix que celui de te dire la vérité, aussi insensée et inimaginable soit-elle. Je te demande, au nom de notre amitié solide et renforcée par les tumultes de la guerre, de me croire et de ne pas me juger. L’affaire qui me préoccupe aujourd’hui pourrait sembler anodine et quotidienne à bon nombre, si certains éléments n’apportaient pas leur lot d’irréel et peut-être même d’inconcevable. Je n’ose croire que je suis actuellement en train d’écrire ce mot. Tout comme, je n’ose poursuivre plus avant mon récit, sans me dire que cela pourrait briser la confiance que tu portes en toi à mon égard, mais encore une fois, je te demande de me croire et de suivre avec intérêt la chronologie de ces évènements qui m’ont poussé déjà à sortir de mon quotidien pour effleurer – par amour, je le concède – l’inconnu grotesque d’une affaire de disparition pourtant glauque et étrange ! Rien ne m’aurait surpris, si le sang versé n’avait fait son apparition, pas plus que des conclusions hasardeuses. Il n’est pas impossible que ton vieil ami est mis le doigt dans un engrenage dépassant les lois de la logique et de la cérébralité pourtant si chère à son fonctionnement.

Ici, à New York, dans cette ville qui ne dort jamais, la neige revêt un léger manteau blanc dans les rues en ce début d’année 1921, que la chaleur du bureau de Monsieur Drigggs, rédacteur en chef et propriétaire du journal « New-York Riposte », que je connais bien puisque Mlle Owens que je porte de plus en plus dans mon cœur comme tu le sais y travaille, semble effacer avec une facilité déconcertante. C’est justement elle qui m’a convié à venir rencontrer ce Mr Driggs. J’ai répondu favorablement à la préoccupation et au sérieux de la requête, en amenant avec moi évidemment Paul Cooper et Ethan Venport. Tu sais que je ne peux rien faire sans eux. Là-bas, nous avons rencontré un certain Jonah Kensington, manifestement d’une hauteur sociale qui m’échappe et son acolyte Angus Jones, un bellâtre malgré tout intelligent et posé.

La rencontre avec le patron de Mlle Owens fut aussi courte qu’intriguante. La nervosité de l’homme face à la disparition de son journaliste à succès, Sydney Silver – dont le nom résonne aussi pour moi – et d’un écrivain, un certain Elias Jackson, connu du riche éditeur Mr Kensington, son désir de discrétion et son empressement peut nous faire douter de son attachement sincère concernant son journalisme ou s’il pense davantage à son journal. Disparu sûrement en même temps, les deux hommes n’ont laissé derrière eux qu’une interview de Silver écoutant son bon ami Elias Jackson et qui porte déjà une dose d’irréalité probablement infondée, sinon dangereuse. Dans ce papier découvert dans le bureau de Silver, nous apprenons que cet Elias Jackson a fait face à une bête décrite comme horrible, rampante et inhumaine dans les méandres des égouts New-Yorkais, à la force suffisante pour arracher des bouches d’égout et s’y enfuir. Ce ne serait pas un singe, aux dires de Jackson qui assure à qui veut l’entendre l’avoir bel et bien vu. Sa déposition au Lieutenant de police Martin Poole n’aura servi à rien, et par la suite, tu apprendras qu’effectivement, que ce policier n’est vraiment pas apte à prendre en considération tout ce qui peut sortir du pragmatisme et de la logique policière. J’en ai fait les tristes frais.

Par ailleurs, une retranscription d’un vieux journal du journaliste Silver nous auront apporté une saugrenue histoire datant de 1612 et concernant un le capitaine Hudson parlant de deux personnages déviants – Mogens et son acolyte Vander Klei – que j’aurais l’occasion de citer plus tard dans cette lettre. Ce sont eux qui te feront dire de moi que j’ai passé les limites de la logique pour m’effondrer dans celle de la déraison. Encore une fois, je te demande de me croire, sans me juger. Les deux hommes se seraient, aux dires du capitaine Hudson, enfouis, en Septembre 1612, lors d’une escale sur le nouveau continent, afin d’y récolter de l’eau douce. Sur ce feuillet, les mots « Demi-Lune » étaient inscrits à la main, sans que la logique ne puisse expliquer leur présence. Nous l’avons noté, comme nous avons noté que la date de la prochaine demi-Lune serait dans quatre jours, le Dimanche 08 Janvier, comme nous le révéla un calendrier retrouvé là et qui portait une marque à cette date.

Les hommes qui m’accompagnent sont, en plus de nos amis de toujours Paul Cooper et Ethan Venport, deux hommes avec les pieds sur terre. Bien que je méfie de ce Jonah Kensington, à qui l’argent à probablement et comme à chaque fois pour ces « précieux » individus, fais perdre une partie de sa raison – lui et moi, nous devrons nous confronter par la suite sur la manière d’analyser les évènements qui nous font face – l’autre est un homme d’estime, cet Angus Jones est un écorché de la vie, professeur, nerveux et pourtant inexplicablement attachant. Tu aimerais cet homme vers qui ma confiance va naturellement.

Sortant du bureau de Mr Driggs, nous décidâmes d’aller visiter l’appartement de ce Sydney Silver, coureur notoire et alcoolique à ses heures, afin d’y découvrir - pourquoi pas - des raisons de son inexplicable absence au travail. Tu m’imagines, moi, embarqué dans cette enquête, alors que je ne suis là que pour répondre favorablement aux attentes de celle qui fait tressaillir mon âme ? Et pour rien, car bien que Mr Driggs nous ait promis une récompense sans en donner le détail, je ne peux réagir qu'égoïstement à cette finalité, mais être simplement porté par l’idée que cela permettrait à Paul de sortir de sa lassitude et à Ethan de se défouler, je ne vois là qu’une entourloupe de plus de la vie pour briser mes habitudes.

L’appartement de Silver est New-Yorkais, dans le sens, banal et gris. Rien à redire sinon le capharnaüm que nous découvrîmes en y pénétrant. Comment t’expliquer la stupéfaction que nous avons ressentie en ouvrant cette porte ? Improbable de deviner que nous trouverons là, tables renversées, chaises brisées, tableaux jetés au sol et matelas retourné ! Je fus saisi et stoppé par la violence des lieux. Comment un simple journaliste à sensation comme ce Sydney Silver peut accueillir un tel niveau d’intrusion et surtout supporter cette odeur de renfermé ? La salle de bain, et la baignoire surtout, portaient une source de saletés infectées de relents nauséeux des égouts qui aurait retourné le cœur du plus endurci des hommes. Nous découvrîmes également que le plancher avait été fouillé et arraché à un endroit précis afin d’y dégoter ce qui semble avoir été une cassette, par la trace laissée dans la poussière. Que contenait cette cassette ? Que portait-elle ? Nous trouvâmes également, caché sous une toile d’une peinture sans intérêt, une carte de visite d’un certain « Dr Byron Fisher – Psychique » habitant à Harlem.

En ouvrant la fenêtre, nous avons découvert qu’il avait jeté à la poubelle ses vêtements, dans le même état que la baignoire, alors qu’il avait pris le soin d’ôter ses chaussures avant de rentrer chez lui. Après avoir étudiés ses vêtements, nous pûmes y voir quatre traces de griffes ensanglantées et un morceau de papier, sur lequel il est inscrit « Institut Mogens ». Ce nom me sembla tout à coup familier, et je me souviens tout à coup du riche philanthrope new-yorkais, Ambrose Mogens qui en est propriétaire. Malheureusement, à ce moment-là, le but de cette Institut m’échappait encore. Mais le plus étonnant est son rapport troublant avec le journal trouvé dans le bureau de Silver.

Une étude de la baignoire et la découverte de trace de sang, nous confirma que ce pauvre Silver avait probablement prit une douche en rentrant de chez lui et avait tenter de laver sa blessure dans le bain. L’homme a probablement été blessé suffisamment légèrement pour lui laisser le temps d’ôter ses vêtements et les jeter pour une obscure raison dans les poubelles communes de son immeuble. Quant à l’origine des griffures, je dois avouer que ma raison ne suffit pas à trouver d’explications suffisamment solides pour éviter aux élucubrations de tous genres à prendre possession de mon esprit.

C’est maintenant que, mon cher Ron, tu dois commencer à me croire sans condition. La suite de mes propos va être et paraître inconsidérée et probablement illogique. Je n’ai pas de réponses aux questions que tu vas indéniablement te poser, les réponses ne peuvent qu’en appeler à celles de l’amitié et de – par pitié – celle de la confiance. A partir de ce point, je te demande de garder pour toi ce que je vais souligner, n’en parler à personne, avant que la prochaine lettre ne te parvienne et je l’espère, contenir des réponses factuelles à ce qui pourtant ne peux donner que des résultats je le crains, inconcevables. Si, toutefois, une nouvelle lettre te parvient …

Ethan est sorti de l’appartement de Silver et a surpris une voiture de modèle Ford T noire - dont nous avons pu relever l’immatriculation - nous épiant indéniablement et s’enfuir à sa vue. Partant vers ce qui semble être là où elle devait aller… les quartiers riches. Pourrions-nous être suivi, par qui et pourquoi ? Cette présence nous intriguâmes, d’autant que des traces de pas souillé venant d’un trottoir, comme sortant d’une voiture, et se dirigeant vers l’appartement de Silver, furent retrouvées. Sans aucun doute Silver sortant d’un taxi.

L’inconcevable se mêle au mystère de la violence que cet appartement porte désormais en lui. Qui a fouillé ainsi ces pièces, que cherchaient-ils, que cachait Sydney Silver ? Si la vieille voisine d’en face ne nous avait pas dit que Silver avait été aperçu ce matin même, les choses auraient pu être plus claires. Le journaliste aurait traîné dans les égouts tout en suivant cet énergumène d’Elias Jackson dans son délire de bête rampante, et aurait fini sa virée dans un Speakeasies, noyant son ennui dans un alcool pourtant désormais interdit par la loi.

Mais, parce qu’il est rentré seul ce matin, puant jusque dans les couloirs de son immeuble au point que même la voisine le nota point par point dans son carnet d’espionne psychopathe et esseulée – il faut vraiment que je te narre la personnalité ineffable de cette vieille voisine aux propos et aux faits sortant totalement de la raison que l’on peut attendre d’une bonne femme New-Yorkaise et manifestement intéressées que par les ragots sans réels intérêts de la vie de ses voisins. Cette femme est un exemple vivant et parfait de ce que ce nouveau siècle porte en lui de dénature et de folie individuelle. Si j’étais psychiatre, j’envierais presque le collègue qui aura à traiter son dossier, facilement résolvable par la simple jalousie qu’elle nourrit envers les conquêtes que ce coureur de Silver ramenait chez lui – l’heure exacte de son arrivé à 8h12, en faisant par la suite énormément de bruit, puis le fait qu’elle ait entendu les fenêtres s’ouvrir et que Silver ne soit jamais sorti de chez lui, cette affaire semblait prendre une tournure qui plaisait de moins en mois. Étant donné que son appartement avait été fouillé et renversé, le doute, tu le sais, commençait à m’investir. Est-ce qu’on ne l’aurait pas surpris chez lui alors qu’il prenait sa douche ? Mais ce n’est rien face à la suite des évènements.

Après notre visite à l’adresse de Sydney Silver, c’est vers celle de son ami écrivain Elias Jackson que nous nous dirigeâmes. Un petit appartement vide au rez-de-chaussée qui, à notre grande surprise, était déjà mis à la location ! Pourquoi si vite ? Par qui ? Le voisinage nous appris que le sir Jackson avait laissé une lettre en ce sens avant de vider son mobilier et de rendre les clefs ce matin même. Il savait donc qu’il devait disparaitre et avait pris les mesures nécessaires pour cela. Ce sir Jackson fut aperçu plusieurs fois avec un homme ressemblant à la description que l’on pourrait faire de Sydney Silver ces derniers jours.

A notre grande satisfaction, aucune voiture ne semblait nous y avoir suivi et c’est donc librement que nous décidâmes de nous séparer afin que quelques groupes aillent collecter des informations : Kensington vers la bibliothèque de l’université de Columbia qu’il semble bien connaître, Jones vers celle de la municipalité et enfin un dernier groupe de trois vers le commissariat.

Hélas, le commissaire Poole est un pragmatique plus ancré que moi encore et indécrottable des faits, comme je te l’ai déjà dit. Il n’a donc reçu aucune de nos interventions avec empathie, leur rejetant systématiquement la dure réalité factuelle à nos suspicions d’une présence dangereuse dans les égouts New-Yorkais. Nous cherchions à savoir si d’autres qu’Elias Jackson avaient porté à sa connaissance l’existence d’une bête rampante et dangereuse aux abords des bouches d’égout de la ville. Sa réaction nous aura appris que manifestement pas. Nous voulions obtenir son soutien, nous n’aurons récolté que son mépris et il n’a tenu compte que de la possibilité d’un enlèvement, non de la relation possible avec les égouts. Je ne peux le blâmer, sa réaction est sensée, mais malgré tout, c’est très amèrement que nous dûmes quitter son bureau, bredouilles, avec la sommation de ne plus se mêler à l’enquête. Nous n’avons même pas pris la peine de dire au revoir.

Par ailleurs, les recherches de Johnas Kensington et de Sir Jones, nous fîmes basculer dans l’improbable et je dois me relire avant de t’envoyer cette lettre désormais pour être certain que rien ne puissent laisser te permettre de douter de la véracité de mes propos et te laisser l’occasion de me traiter de fou.

Mon cher Ron, promets-moi, c’est important, qu’à partir de maintenant, tu me liras sans rien remettre en question de ce que tu découvriras, tant cette réalité qui éclate à mes yeux te paraîtra tout aussi incongrue qu’elle l’est pour moi. Et pourtant, j’ai du mal à contredire les conclusions de Me Kensington. Ma raison lutte de toutes les forces qu’elle possède contre les conclusions du riche héritier, refusant d’y adhérer, mais bien obligée à se soumettre à une certaine logique folle qui me mènerait indéniablement vers un docteur spécialiste s’y je devais les publier et les rendre publique.

À l’université et au travers des livres qu’il aura compulsé, il est - à le croire - en mesure d’affirmer que la lignée mâle des Mogens porte tous le même prénom, Ambrose, depuis maintenant moultes générations, au moins depuis 1612. L’actuel Ambrose Mogens, habitant New-Yorkais, né en 1885 et riche héritier, s’occuperait philantropiquement d’eugénisme. Ma raison a failli vaciller quand Kensington à oser faire un rapprochement entre cet Institut ayant pignon sur rue et une secte portant le nom de la « Demi-Lune », spécialiste de ce qu’on appellerait la « longévité de la vie humaine » et suivant une vieille tradition païenne européenne, affirmant par là même que l’Ambrose Mogens de la lettre de 1612 du capitaine Hudson serait peut-être le même que l’Ambrose Mogens dirigeant désormais l’Institut ! Sérieusement … Mon désaccord à cette idée fut souligné avec l’autorité que tu peux attendre de moi. Pour ne pas tergiverser davantage, je me suis comme à l’accoutumé, effacé et je me suis posé en situation d’attente.

En outre, les recherches effectuées par Angus Jones à la bibliothèque municipale nous apprirent qu’un certain Vander Klei – oui, le patronyme est comme celui de la note du capitaine Hudson – serait le directeur scientifique de l’Institut Mogens aujourd’hui, prônant la stérilisation des incommodes, handicapés et autres déficients mentaux. Le frisson qui s’empara de moi continue encore de courir le long da colonne dorsale, surtout quand je songe à l’idée d’euthanasie sans douleur des personnages manifestement sans avenir social selon cet Institut. Mogens et Vander Klei seraient de maille depuis plus de 13 générations …

C’est maintenant devant le bâtiment du psychique Dr Byron Fisher que je t’écris ces quelques lignes, car notre groupe a décidé de s’y rendre avant de projeter une visite aussi inutile que dangereuse dans les égouts de New-York. Je ne sais encore, si je ferais parti de cette expédition qui ne me semble pas raisonnée ou si je déciderais de cesser à poursuivre là toute autre investigation sur cette affaire.

C’est avec anxiété que je t’embrasse le cœur.

Louis Baker Jr
Présentation : viewtopic.php?f=12&t=28853&p=412154#p412154

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Re: Compte-rendu des séances

Message par titipucca1 » lun. 10 juin 2019 16:24

Épisode 2 :
Lien YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=lY8rimtKXEc
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